Conseil en énergie : le premier pas vers un bâtiment efficient
Comme base d'un justificatif énergétique
Avec le conseil en énergie, il est recommandé d'établir un certificat énergétique
cantonal des bâtiments (CECB). En tant que document officiel, le justificatif énergétique indique la somme d'énergie nécessaire à l'exploitation normale d'un immeuble. Le besoin énergétique est indiqué par classes de A à G sur une étiquette énergétique. Dès lors, il est possible d'évaluer la qualité énergétique d'un immeuble. Le CECB indique également le potentiel d'amélioration énergétique des immeubles et propose des mesures de technique bâtiment.
De source officielle, le coût d'un CECB est de 400 à 600 francs pour une maison familiale et de 500 à 800 francs pour un immeuble locatif. Les conseils en énergie peuvent également être plus étendus que le CECB. Les honoraires du conseiller seront alors majorés en conséquence.
Seuls des conseillers certifiés peuvent établir un CECB. Pour le conseil en matière d'énergie - avec ou sans CECB - il est préférable de s'adresser à des spécialistes formés. Comme première démarche, Jules Pikali recommande de consulter les services cantonaux de l'énergie. Ceux-ci sont à même de désigner des personnes qualifiées afin que le conseil puisse s'effectuer avec sérieux.
Info pour planificateurs et architectes
Il incombe au propriétaire d'immeuble de déterminer l'étendue du conseil énergétique à effectuer. Habituellement, le conseiller en énergie étudie d'abord les plans et le décompte des frais de chauffage d'un immeuble, afin de les examiner ensuite avec le propriétaire de l'immeuble. « Lors de la visite qui s'en suit, je commente les particularités concrètes d'un bâtiment en entrant dans les détails » explique Pikali. Une discussion finale et sur demande un rapport écrit terminent la mission de conseil en énergie. « Avec les connaissances acquises on peut alors s'adresser à l'architecte ou au planificateur afin de discuter des mesures concrètes à prendre. »
Il est important que les mesures d'assainissement – par exemple le remplacement des fenêtres, l'isolation thermique ou un nouveau chauffage – soient en concordance. L'assainissement de chaque élément de construction influe en effet sur l'ensemble de la maison. Assainis de manière désordonnée, les éléments de construction ne peuvent pas concorder. Après l'assainissement, une chaudière pourrait, par exemple, s'avérer surdimensionnée ou, en raison des nouvelles fenêtres étanches, de l'eau de condensation pourrait se former sur les parois. « Un conseil en énergie global est impératif quant à la stratégie d'assainissement », dixit Pikali.
Texte : infomaison
Image : ImagePoint (Engelbert Jost)
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