Le certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB)
Le certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB) renseigne les propriétaires immobiliers sur la qualité énergétique de leur maison. L’expertise peut être assortie d’une recommandation d’assainissement spécifique.
(pd/ted/knü) Les propriétaires immobiliers de longue date ou les futurs acheteurs doivent connaître la valeur de leur (future) propriété. Cependant, il n’y a pas que l’aspect financier qui compte ; de plus en plus souvent, les personnes intéressées par l’acquisition d’un bien immobilier s’enquièrent de sa qualité énergétique. Certes, la consommation d’énergie annuelle permet de faire certaines déductions, mais le certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB) a justement pour finalité d’imposer un mode d’évaluation uniforme. Introduit officiellement à l’automne 2009, ce certificat classe les bâtiments en sept catégories allant de A à G – par analogie aux catégories d’efficacité énergétique des appareils ménagers. Ce classement est censé améliorer la transparence pour les acheteurs et les locataires et permettre une comparaison avec d’autres bâtiments. Quelques banques réclament déjà le CECB quand elles veulent conclure une hypothèque à des conditions spéciales.
Qualité énergétique et conseil en assainissement
Le CECB correspond à une étiquette énergétique qui comprend sept catégories de A à G. La classe A ou B n’est en principe attribuée qu’aux constructions nouvelles. Les maisons d’habitation rénovées à fond et éventuellement labellisées Minergie font souvent partie de la classe C. Actuellement, les objets immobiliers, dont la construction remonte à 40 ans et qui ne sont pas encore rénovés, se voient généralement attribuer la classe G.
L’évaluation se fait à deux niveaux. On juge d’une part l’efficience de l’enveloppe du bâtiment, à savoir l’isolation thermique du mur, du toit et du sol ainsi que la qualité des fenêtres, et d’autre part l’efficacité énergétique globale de la construction, autrement dit non seulement le chauffage, mais aussi le reste de la domotique pour la production d’eau chaude et la consommation électrique. En utilisant des énergies renouvelables, les propriétaires accèdent à une catégorie d’efficience supérieure. Par contre, le besoin en énergie d’un bâtiment est calculé au moyen des données recueillies sur l’enveloppe du bâtiment et la domotique, pour ensuite être comparé au besoin en énergie effectivement mesuré.
Différences de coûts
L’établissement du certificat standardisé ne peut être confié qu’à des experts CECB – architectes ou conseillers en énergie – spécialement formés à cet effet et certifiés. En fonction des besoins, l’évaluation est assortie de conseils stratégiques d’amélioration sur le plan architectural ou domotique. Les recommandations d’assainissement ne font pas obligatoirement partie du CECB. Toutefois, les experts certifiés peuvent, dans un rapport supplémentaire, proposer des mesures concrètes d’amélioration de l’efficience énergétique. La liste des experts certifiés est mise régulièrement à jour sur www.geak.ch et peut se consulter par région.
Les prestations sont uniformisées au niveau national, par contre les coûts d’établissement d’un CECB diffèrent beaucoup d’une région à une autre, en fonction des experts. Au début, ils étaient estimés à environ 500 à 600 francs. Entre-temps, les propriétaires de maisons individuelles doivent s’attendre à ce que la facture atteigne 1200 francs. Pour que l’évaluation soit efficiente, il est bon de mettre les plans et les factures d’énergie des trois dernières années à la disposition de l’expert. Néanmoins, lorsqu’un assainissement est terminé, le CECB peut être mis à jour à un tarif avantageux.
Dernière actualisation:
30.03.2011

