Systèmes de chauffage : Énergies de chauffage alternatives
Les fortes émissions de particules fines et les rejets de CO2 donnent lieu à ce que les énergies de chauffage alternatives revêtent une importance toujours plus grande. Dans des périodes d'augmentation des prix du pétrole, les sources d’énergie renouvelables offrent aussi un potentiel d'économies financières non négligeable.
(mas/knü) Un ménage suisse utilise chaque année en moyenne 14 à 22 litres de mazout par mètre carré d'habitation pour le chauffage. Comparées aux chauffages à mazout très répandus, les méthodes de chauffage alternatives ont pour avantages d'être respectueuses de l'environnement et une faible émission de CO2. Par rapport aux prix du mazout augmentant constamment (valeur indicative d'avril 2011 : 95 fr. par 100 l), elles contribuent à baisser les coûts de l'énergie. Pour une comparaison des coûts conforme à la réalité, il faut également tenir compte des frais d'investissement de base ainsi que des frais d'exploitation et d'énergie annuels. En principe, les frais d'acquisition de formes de chauffages alternatives sont plus élevés qu'un chauffage au mazout ou au gaz naturel. En revanche, les prix des combustibles sont la plupart du temps plus bas que pour les sources d'énergies fossiles, respectivement les combustibles ne coûtent rien. En outre, les frais d'entretien sont d'ordinaire plus avantageux que pour le mazout (nettoyage du réservoir, services concernant les brûleurs et la chaudière ainsi que contrôlse des émissions de gaz).
Pompes à chaleur Une variante écologique avantageuse pour chauffer un bâtiment est l'installation d’une pompe à chaleur, car elle n'émet pas de gaz à effet de serre ni d'autres substances nocives directement sur place. Elle transforme l'énergie de faible valeur dans le sol, de l'air extérieur, respectivement de l'eau souterraine, en chaleur de chauffage de haute qualité. Il faut de l'énergie électrique pour faire fonctionner les pompes et les compresseurs. La quantité d'énergie électrique utilisée correspond à moins d'un tiers de l'énergie de chauffage produite (avec des sondes géothermiques, la proportion excède même un quart). La transmission de chaleur a lieu en circuit fermé et fonctionne avec de l'eau et un fluide réfrigérant spécifique. Ces substances n'entrent pas en contact direct avec l'eau souterraine, le sol ou l'air ambiant. Les tout nouveaux modèles de pompes à chaleur utilisent des fluides réfrigérants respectueux de l'environnement, tels que le dioxyde de carbone ou l'ammoniac.
Il existe différents types de pompes à chaleur adaptées au chauffage de maisons individuelles ou de grands bâtiments. Elles fonctionnent, par exemple, avec les sources d'énergie suivantes :
- Chaleur terrestre (géothermie) : des sondes géothermiques pour maisons unifamiliales se trouvent dans le sol à une profondeur variant de 100 à 150 mètres.
- Air extérieur (jusqu'à -10 °C)
- Air évacué ou eaux usées d'une installation industrielle
- Nappes de tubes : tuyauterie installée dans le sol à une profondeur de 1,5 à 3 mètres ; elle utilise la chaleur du sol en hiver et la fraîcheur de la terre en été.
Des tests indépendants du Centre de tests des pompes à chaleur (WPZ) donnent lieu à diverses données de puissance pour les pompes à chaleur, suivant la source d'énergie :
- Dans le cas de pompes à chaleur « air » : un coefficient de performance (COP)* de 2,3 à 3
- COP de géothermiques : 2,7 à 4
- COP de pompes à chaleur souterraines : 2,9 à 4,5
Diverses variantes de chaudières à bois sont au choix :
- Chaudières à pellets : les pellets sont des granulés de déchets ligneux naturels compactés, provenant de scieries et d'entreprises de transformation du bois. Deux kilos de pellets correspondent à un litre de mazout.
- Chaudières à plaquettes de bois : intéressantes surtout pour des réseaux de chauffage à distance, conviennent moins pour des maisons familiales.
- Chaudières à bûches : la chaudière doit être alimentée au moins une fois par jour à la main, ce qui est relativement pénible.
- Des alternatives sympathiques sont les poêles suédois, les poêles en faïence ou des cheminées fermées. Avec une bonne isolation de bâtiment, ils peuvent représenter une alternative au radiateur de chauffage.
Selon le type de bâtiment, la situation et d'autres facteurs, différents types sont utilisés :
- Capteurs plats vitrés : c'est la forme la plus fréquemment employée ; les capteurs peuvent être intégrés dans des toits inclinés et dans des façades ou posés sur des toits plats ou au sol.
- Capteurs non vitrés : seulement pour bas niveaux d'énergie, p. ex. pour le préchauffage de l’eau ou des chauffages de piscines.
- Capteurs à tubes sous vide : ils présentent le plus haut rendement annuel, mais sont un peu plus chers que des capteurs plats.
Presque tous les cantons proposent un programme de promotion de l'efficacité énergétique pour activer l'utilisation de systèmes de chauffage renouvelables au moyen d'un soutien financier. À certains endroits, des investissements pour la rénovation ou l'entretien de bâtiment sont déductibles des impôts. Le service cantonal de l'énergie ou le service cantonal des impôts donnera des renseignements à ce sujet.
Texte : infomaison
Images : Buderus, Energie-Bois Suisse, SSES / Ernst Schweizer SA
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Dernière actualisation:
29.09.2011
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