Acheter une maison avec jardin ou un loft en ville, choisir entre une ferme à la campagne ou une maison en terrasse avec panorama – quand on veut acquérir une propriété, les options ne manquent pas. Voici un récapitulatif des avantages et inconvénients des différents types de bâtiments.

Dans la jungle des offres du marché immobilier, les propriétaires en herbe ont parfois l'embarras du choix. Non seulement la situation, mais aussi le type de forme d'habitat exige une décision : est-ce que je me pourrais me sentir à mon aise dans un appartement en copropriété situé dans une
propriété par étages, où je serais certes copropriétaire, mais où mes compétences de décision seront assez restreintes ? Serais-je dépassé(e) par l'entretien d'une maison individuelle dont je devrais non seulement m'occuper, terrain compris, mais aussi pour laquelle je devrais prendre toutes les décisions seul(e) ? Telles sont les questions qui préoccupent les futurs acheteurs et maîtres d'ouvrage avant toute décision.
Connaître ses besoins
La forme d'habitat la plus adaptée dépend principalement des
besoins des futurs habitants, estime Lukas Manuel Herren, secrétaire et conseiller juridique de l'Association des propriétaires fonciers de Berne et des environs. Quand on envisage de fonder une famille, on a d'autres priorités que lorsque les enfants ont déjà quitté le foyer et que l'on veut profiter de sa retraite. Monsieur Herren est d'avis que le caractère joue aussi un rôle. « Les gens faciles et conviviaux aiment avoir des contacts avec leurs voisins, du genre de ceux qui se nouent rapidement dans la propriété par étages. Par contre, les individualistes ont davantage intérêt à opter pour une maison individuelle ».
Toutefois, de telles généralisations pourraient n'être que des indicateurs de tendance, considère Monsieur Herren : les multiples conflits entre
voisins, que le notaire de l'Association des propriétaires fonciers est chargé de régler, prouvent que la situation peut, dans certains cas, se présenter tout à fait différemment. Thomas Graf, directeur marketing / conseil Suisse chez Privera lance un appel à la même prudence : « Les enfants par exemple n'ont pas forcément besoin d'une maison individuelle pour se sentir à leur aise, ce qu'il leur faut c'est un quartier où il y a d'autres enfants du même âge – un appartement en copropriété peut aussi parfaitement faire l'affaire ».
Planifier à l'avance Monsieur Herren recommande aux futurs propriétaires de ne pas tenir compte seulement de la situation actuelle, mais de penser plutôt à l'avenir. « Pour les
personnes âgées, un logement au rez-de-chaussée d'une propriété par étages n'est pas idéal, car le travail de jardinage devient de plus en plus pénible. Pour eux, un accès de plain-pied sans obstacle du garage collectif jusqu'à l'appartement est important », estime Monsieur Herren. Il est aussi fondamental d'anticiper sur l'avenir pour estimer les possibilités de
revente de la propriété, ajoute Monsieur Graf : « Je conseille toujours d'acheter une place de parking même si l'on n'a pas soi-même de voiture. Quant au choix du second œuvre, il ne faut pas laisser libre cours à ses idées, mais choisir des
teintes et des matériaux qui plaisent aussi à d'autres. Ces deux critères augmentent considérablement les chances de revente ».
La situation reste le critère décisif La
situation est encore plus importante que le type de bâtiment, constate Monsieur Graf. Des facteurs essentiels sont l'infrastructure de l'endroit, autrement dit la présence d'écoles, de médecins, la desserte des transports publics ainsi que les possibilités de loisirs dont on dispose sur place. En fonction du budget disponible, il est possible que le type de logement en propriété découle de soi-même : « En ville, on envisage avant tout, pour des raisons de place, la propriété par étages, tandis qu'à la campagne, on peut s'acheter toute une maison pour le même prix », déclare Monsieur Graf. Par contre, il est d'avis que le
coefficient annuel de la commune ne devrait pas servir de critère : « Si vous ne disposez pas d'un revenu très élevé, vous ne pourrez pas compenser le supplément de prix pour une propriété située dans une commune fiscalement avantageuse ».