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Euroluce 2011 : sculpture et éclairage à la fois

Dans le domaine des luminaires, la situation s'améliore : le manque d'originalité de naguère fait place à une certaine esthétique. Telle est la conclusion qui s'impose au terme de l'Euroluce 2011 qui s'est déroulée parallèlement au Salon du meuble de Milan.
 
« La Belle » de Prandina(mei) La tendance au tridimensionnel, qui s'exprime dans le domaine des meubles par le biais de revêtements très structurés, trouve son prolongement dans les luminaires. C'est ainsi que diverses lampes ont l'air d'avoir été inspirées par la nature. Pas toutes cependant. A l'exception du fabricant espagnol LZF qui compte parmi les surprises de la saison et qui présente toute une collection de luminaires en bois faits main. De diverses tailles et dans de nombreuses couleurs qui vont du naturel jusqu'au rouge vif. Le courage d'oser la couleur est de toute façon indéniable cette année, même s'il n'est pas aussi marqué que pour les meubles. La suspension « La Belle » de Prandina illustre cette tendance – où, sinon, pourrait-on voir une lampe rose ? Les luminaires devenus simultanément des éléments qui s'accaparent l'espace ouvrent eux aussi de nouvelles voies : ils s'essaient au look Mikado.


Une feuille, une déchirure, beaucoup de bois 
 
« Maki » de Foscarini, « Wig » de Fontana Arte et « Wallrupture » de Flos









C'est dans la simplicité que réside la force. En tout cas pour ce qui est du luminaire suspendu
« Maki » de Foscarini. Il semble en effet formé de deux feuilles de papier roulées ensemble mais il est en réalité en fer blanc et dispense une lumière très douce, presque mystérieuse. La suspension « Wig » de Fontana Arte est un peu plus complexe. Elle se compose de nombreux éléments qui, par leur interaction, forment une unité assez importante. Le styliste Chris Hardy s'est inspiré des relations sociales qui existent au sein d'une communauté. Si l'on en croit Hardy, le nom donné à cette lampe (qui signifie perruque) entend exprimer sa personnalité : « La perruque est par nature décorative et elle a pour but d'éveiller une nouvelle vie – exactement comme le fait la lumière ». Par contre, Thierry Dreyfus a copié la nature lorsqu'il a créé pour Flos le luminaire « Wallrupture » : ici, en effet, la puissance des tremblements de terre et des éruptions volcaniques est à l'origine de la création. Le luminaire qui en résulte est assurément le plus inhabituel de l'année : « Wallrupture » donne l'impression d'être presque invisible puisqu'il évoque une fissure dans un mur. Ce luminaire LED est disponible en couleur or ou argent. 

 
« Agatha » et « Armadillo » de LZFL'originalité de l'allure est également la caractéristique qui distingue les luminaires en bois du fabricant espagnol LZF. Deux exemples : les courbes de sa suspension « Agatha » évoquent à la fois une fleur et – à cause du matériau – un arbre. Elle existe en deux tailles et en huit couleurs. Quant à la lampe « Armadillo », dont le nom n'a pas été choisi par hasard, elle est un rappel du monde animal. Sa structure évoque la carapace du tatou, animal que l'on trouve en Amérique du Sud et que l'on appelle là-bas « armadillo ». Les parallèles ne s'arrêtent pas là : la qualité de la lumière doit elle aussi évoquer le tatou, alliant douceur et tendresse et rappelant la discrétion de l'animal qui ne devient actif qu'à la tombée de la nuit.


Avec des baguettes, s'il vous plaît !
 
« Javelot Macro » de Luceplan, « Le » de Arturo Álvarez et « Rhythm » de Vibia










Très minces et très longs : c'est ainsi que se présentent un assez grand nombre de luminaires en 2011. Luceplan, par exemple, qui produit sous le nom de « Javelot Macro » un luminaire LED formé d'un corps en aluminium et de trois pointes lumineuses coniques de longueurs différentes qui se croisent. Avec ses airs futuristes, cette lampe semble être plus une sculpture qu'une source de lumière. Dans un esprit analogue, même si la réalisation est plus simple, se présente le luminaire LED « Le » de l'Espagnol Arturo Álvarez. A la manière des branches d'un arbre qui se courbent doucement dans le vent, ce luminaire se révèle être très maniable – un bras permet diverses positions avec des modifications de la lumière qui vont de l'éclairage d'arrière-plan jusqu'à la lumière permettant de lire. Créé par Arik Levy pour Vibia, le luminaire LED « Rhythm » est encore plus souple d'emploi car il permet de nombreuses transformations horizontales et verticales. Il se compose de modules qui tournent autour d'un axe. Un logiciel en ligne permettant de visualiser les différentes configurations est mis à disposition pour que personne ne perde la vue d'ensemble puisque les possibilités sont si nombreuses et variées.



Texte : infomaison
Images : ldd

Dernière actualisation: 03.05.2011