Protection des données

La protection de vos données nous tient à cœur. C’est la raison pour laquelle nous avons adapté notre directive sur la protection des données. Vous trouverez la dernière version ici. Si vous cliquez sur OK, vous acceptez la nouvelle politique de confidentialité.

Nous utilisons des cookies pour personnaliser des contenus, concevoir des annonces publicitaires sur mesure, proposer et mesurer des fonctions de réseaux sociaux et améliorer la sécurité de nos utilisateurs. En outre, nous informons nos réseaux sociaux, publicitaires et sociétés d’analyse partenaires de l’utilisation de notre site Internet. Lorsque vous cliquez sur OK, vous acceptez la saisie d’informations par des cookies sur le présent site Internet. Vous trouverez de plus amples informations sur nos cookies et sur la façon de garder le contrôle sur ceux-ci dans notre politique de confidentialité.

 

Évacuation des eaux de biens-fonds : drainer ou évacuer ?

La gestion des eaux pluviales en zones à bâtir est définie dans une large mesure. En règle générale, des solutions d'assainissement sont à mettre en oeuvre. Dans tous les cas, les autorités exigent une justification de la part du propriétaire foncier.

L'eau ruisselant des toits n'est généralement pas considérée comme polluée et peut donc presque toujours être infiltrée sur place.
L'eau ruisselant des toits n'est généralement pas considérée comme polluée et peut donc presque toujours être infiltrée sur place.

(knü) Laisser s'infiltrer ou évacuer ? C'est la question essentielle qui se pose quant à la gestion des eaux pluviales dans une zone à bâtir. La réponse est le plus souvent « infiltrer », étant donné que l'eau pluviale non polluée ne doit pas être évacuée par les canalisations. La gestion des eaux pluviales d'un terrain et de l'habitation concernée doit être entreprise de manière à ne pas charger inutilement la station d'épuration des eaux usées. L'eau ruisselant des toits n'est généralement pas considérée comme polluée et peut donc presque toujours être infiltrée sur place. « Ceci est absolument écologique et aussi moins cher que l'évacuation par les canalisations d'eaux usées » fait clairement remarquer Marc Wenger du bureau d'ingénieurs en géologie (BIG). « En principe, il convient cependant d'observer les dispositions communales, » car l'évacuationassainissement des eaux de biens-fonds ne laisse que peu de marge de manoeuvre. Les maîtres d'oeuvrages sont tenus de toujours soumettre aux autorités communales une justification quant à la façon dont leurs dispositions ont été concrètement observées. Des solutions individuelles sont souvent demandées. Dans le cadre du plan général d'évacuation des eaux (PGEE), les communes exigent cependant de plus en plus fréquemment un raccordement aux systèmes d'infiltrationassainissement et d'évacuation de quartiers.

Métaux lourds sur le toit

Outre toutes les dispositions communales - notamment quant à la structuration du toit de l'immeuble et de l'espace extérieur de la parcelle en question -  le cheminement de l'eau pluviale est également défini. La structure du toit contribue pour une part à la pollution de l'eau ruisselante. Les couvertures en cuivre ou en zinc peuvent s'avérer problématiques, raison pour laquelle une forte concentration de métaux lourds doit être éliminée de l'eau du toit avant son infiltration. Par ailleurs, un toit plat végétalisé en vue d'une rétention momentanée peut réduire les pointes d'écoulement. Pour des villas familiales avec des alentours relativement grands, les conditions relatives à l'infiltration de l'eau pluviale et de ruissellement sont souvent remplies. Il est toutefois recommandé de ne pas infiltrer l'eau sur des espaces en plein air et des places de parc mais plutôt de les doter d'une couche perméable. Des couches bioactives comme les pelouses filtrent en outre l'eau pluviale ou météorique et contribuent donc grandement à la protection de la nappe phréatique. 

Biotope ou puits

Lorsque la terre de la parcelle ne convient guère à l'infiltration de l'eau pluviale, on peut lui apporter des améliorations au moyen d'un biotope. L'eau météorique conduite dans des biotopes ou des étangs est retenue et s'infiltre à retardement. Lorsque l'environnement est entièrement saturé ou si le sol est glaiseux et peu perméable, on peut essayer de creuser une galerie souterraine ou un puits. Avec cette solution, le filtre d'humus fait toutefois défaut, ce qui donne l'impression d'une évacuation d'eau non polluée. De tels dispositifs doivent absolument être examinés d'entente avec les autorités communales. Par ailleurs, l'avis d'un hydrogéologue est recommandé.

En raison de leur potentiel de pollution, les immeubles industriels sont souvent drainés à travers des canalisations. Pour des immeubles locatifs, l'infiltration est prioritaire. Les propriétaires d'immeubles qui désirent laver régulièrement leur voiture, doivent doter la place de lavage d'un dispositif d'évacuation d'eau usée. Ce n'est qu'ainsi que la protection de la nappe phréatique est assurée et que le propriétaire foncier se met à l'abri d'éventuelles poursuites. Car la responsabilité quant à un système efficace d'évacuation des eaux incombe légalement au propriétaire.

Informations additionnelles

ImagePoint Imprimer l'article