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Drainage de terrain : laisser l'eau de pluie s'infiltrer ou l'évacuer ?

L'évacuation des eaux de terrains bâtis est en grande partie déterminée. En règle générale, il faut aspirer à des solutions d'infiltration. Dans tous les cas, les autorités exigent une preuve du drainage de terrain de la part du propriétaire.

L'évacuation des eaux
L'eau ruisselant des toits n'est généralement pas considérée comme polluée et peut donc presque toujours être infiltrée sur place.

(stö) « Laisser s'infiltrer ou évacuer ? » C'est la question essentielle qui se pose quant à la gestion des eaux sur une parcelle constructible. La réponse est le plus souvent « infiltrer », étant donné que les eaux météoriques non polluées – c.-à-d. l'eau de toits et de pluie – ne doivent pas être évacuées par les canalisations. Le drainage d'un bien foncier et de la maison d'habitation concernée doit être abordé de manière à ce que le système de traitement des eaux usées ne soit dans la mesure du possible pas inutilement sollicité. L'eau ruisselant des toits n'est généralement pas considérée comme polluée et peut donc presque toujours être infiltrée sur place.

Charges communales pour le drainage de bien foncier

En principe, il convient cependant de se conformer aux charges communales, car l'évacuation des eaux de biens-fonds ne laisse que peu de marge de manœuvre. Les maîtres d'ouvrages sont tenus de toujours soumettre aux autorités communales une justification quant à la façon dont leurs dispositions ont été concrètement observées. Des solutions individuelles sont souvent demandées. Dans le cadre du plan général d'évacuation des eaux (PGEE), les communes exigent toutefois de plus en plus fréquemment un raccordement aux systèmes d'infiltration et d'évacuation de quartiers.

Laisser s'infiltrer l'eau de pluie et l'eau de toits

Outre toutes les charges communales - notamment quant à la structuration du toit de l'immeuble et de l'espace extérieur de la parcelle en question -,  le cheminement de l'eau pluviale est également défini. La structure du toit contribue pour une part à la pollution de l'eau ruisselante. Les couvertures en cuivre ou en zinc peuvent s'avérer problématiques, raison pour laquelle une forte concentration de métaux lourds doit dans la mesure du possible être retenue de l'eau du toit avant son infiltration. Par ailleurs, un toit plat végétalisé en vue d'une rétention momentanée peut réduire les pointes d'écoulement.

Des couches bioactives protègent les eaux souterraines

Pour des maisons familiales avec des alentours relativement grands, les conditions relatives à l'infiltration de l'eau de pluie et de toits sont souvent remplies. Il est toutefois recommandé de ne pas infiltrer l'eau sur des espaces en plein air et des places de parc, mais plutôt de les doter d'une couche perméable. Des couches bioactives comme les pelouses filtrent en outre l'eau météorique qui s’écoule et contribuent donc grandement à la protection de la nappe phréatique.

Alternative avec biotope ou puits ?

Lorsque la terre de la parcelle ne convient guère à l'infiltration de l'eau pluviale, on peut lui apporter des améliorations au moyen d'un biotope. L'eau météorique conduite dans des biotopes ou des étangs est retenue et s'infiltre à retardement. Lorsque l'environnement est entièrement saturé ou si le sol est glaiseux et peu perméable, on peut essayer de creuser une galerie d'infiltration souterraine ou un puits d'infiltration. Avec cette solution, le filtre d'humus fait toutefois défaut, raison pour laquelle de l'eau météorique aussi propre que possible devrait être évacuée. De tels dispositifs doivent absolument être examinés d'entente avec les autorités communales. Par ailleurs, l'avis d'un hydrogéologue est recommandé.

Les propriétaires répondent d'un système de drainage fonctionnant

En raison de leur potentiel de pollution, les immeubles industriels sont souvent drainés à travers des canalisations. Pour des immeubles d'habitation, l'infiltration est en revanche prioritaire. Les propriétaires d'immeubles qui désirent laver régulièrement leur voiture doivent doter la place de lavage d'un dispositif d'évacuation d'eau usée. Ce n'est qu'ainsi que la protection de la nappe phréatique est assurée et que le propriétaire foncier se met à l'abri d'éventuelles poursuites. Car la responsabilité quant à un système efficace d'évacuation des eaux incombe légalement au propriétaire.

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