Que coûte un nouveau toit ?

Les coûts d'un toit en pente ou plat ne sont pas directement comparables. Par contre, en termes de couverture de toit, on note des différences de prix significatives au sein de chaque catégorie.

Les coûts d’un toit en pente ou plat ne sont pas directement comparables.
Les coûts d'un toit en pente ou plat ne sont pas directement comparables.

(stö) Sous nos latitudes, les bâtiments résidentiels sont le plus souvent coiffés de toits en pente, les toits plats viennent en deuxième position. Parfois, les maisons d'habitation peuvent aussi arborer un toit en appentis, lequel représente en principe un toit avec une seule pente. Les toits à redents sont, eux, plus rares dans la construction résidentielle. Ces toits en appentis alignés les uns aux autres ornent plus généralement les bâtiments industriels ou à usage commercial. 

Tous les exemples ci-dessous se réfèrent exclusivement aux coûts de matériel pour la couverture du toit – les éventuels contreforts, isolations, etc. ne sont pas pris en compte.

Toit en pente

La variante la plus avantageuse pour la couverture d'un toit en pente est l'utilisation de plaques ondulées en fibrociment. Cependant, les toits en plaques ondulées ne sont pas particulièrement esthétiques et de nombreuses localités les interdisent dans la construction résidentielle. Les plaques ondulées coûtent en moyenne entre 25 et 35 francs le mètre carré.

Dans la « classe moyenne » en termes de prix, on retrouve les tuiles en terre cuite et en béton ; ces dernières étant principalement utilisées en altitude, en raison de leur résistance élevée au gel. On trouve des tuiles en terre cuite modernes pour environ 30 à 40 francs le mètre carré.

Les toitures ardoise en fibrociment sont également une alternative, tout comme celles en pierre, comme l'ardoise naturelle ou le marbre, lesquelles s'affichent toutefois dans la catégorie de prix supérieure. Ici, les coûts de matériel atteignent au moins 40 francs le mètre carré, et peuvent aller encore infiniment plus haut.

Toit plat

Le choix du matériel pour un toit plat dépend grandement de son utilisation. Un toit plat est en effet soumis à des exigences très différentes en fonction du fait qu'il doive être accessible ou non.

La variante la plus simple en bandes de plastique ou de bitume est disponible déjà à partir d'une quinzaine de francs le mètre carré. Mais si le toit doit être accessible, différents revêtements peuvent le recouvrir, lesquels sont nettement plus onéreux. La végétalisation d'un toit plat nécessite aussi la prise de mesures supplémentaires. Important : à la différence des toits en pente, les toits plats nécessitent un plus grand entretien. Par contre, la construction d'un toit plat est en règle générale bien meilleur marché que celle d'un toit en pente.

Pour les toits en pente et les toits plats : Le toit en tôle

Les couvertures en tôle, qui se prêtent aussi bien aux toits en pente qu'aux toits plats sortent quelque peu des rangs. De la tôle en aluminium avantageuse à l'onéreuse couverture en cuivre, les prix peuvent varient entre 30 et 150 francs le mètre carré, voire même plus. Les pattes de velours du chat qui arpente le toit ne sont pas un problème, par contre lorsque la pluie s’y abat, un toit en tôle peut être passablement bruyant. C'est pourquoi une bonne isolation est indispensable pour les bâtiments résidentiels.

Le toit est une affaire de professionnels

La construction d'un toit exige une bonne interaction entre l'isolation thermique et la régulation de l'humidité, l'aération, etc. La construction ou l'assainissement d'un toit est indéniablement une affaire de professionnels. Ceux-ci pourront aussi vous renseigner au sujet des subventions pour les assainissements énergétiques dans le cadre du Programme Bâtiments.

Informations additionnelles

istockphoto Imprimer l'article