Métamorphose magique

Quelle transformation : un langage des formes moderne et un nouvel éclairage ont permis de transformer une maison individuelle des années 80 à un tel point qu'elle est méconnaissable, du moins en apparence. La métamorphose est aussi une réussite sur le plan énergétique. Aujourd'hui, la consommation énergétique du bâtiment répond au standard Minergie.

Si, avant les travaux de transformation, la maison individuelle et ses deux maisons voisines avaient beaucoup de ressemblances, ce n'est plus du tout le cas, surtout extérieurement, à l'issue des transformations réalisées.
Si, avant les travaux de transformation, la maison individuelle et ses deux maisons voisines avaient beaucoup de ressemblances, ce n'est plus du tout le cas, surtout extérieurement, à l'issue des transformations réalisées.

(mei) La tâche imposée par les maîtres d'ouvrage d'une maison individuelle donnant sur le lac de Neuchâtel à l'architecte Peter Brunner, installé à Neuchâtel, n'était pas une mince affaire : le bâtiment devait véhiculer un nouveau langage architectural moderne se traduisant par une nouvelle régulation de la luminosité et une plus grande clarté extérieure de la maison.  En outre, le premier étage devait être démoli et reconstruit de neuf. Pour les maîtres d'ouvrage, il était particulièrement important que le vestibule soit clair et accueillant et que les deux étages donnent l'impression de se rejoindre. Par ailleurs, ils voulaient que leur terrasse couverte soit transformée en un jardin d'hiver donnant sur un étang, et que leur salle de bains soit agrandie. Pour que le bâtiment soit conforme au standard Minergie, un assainissement énergétique était également au programme des travaux. En dépit de toutes ces nouveautés, la maison individuelle devait continuer de laisser une impression d'homogénéité. 

Des lattes en bois de mélèze étroites et continues ont été posées de manière discrète : le nouveau langage des formes tient compte de chaque détail.
Des lattes en bois de mélèze étroites et continues ont été posées de manière discrète : le nouveau langage des formes tient compte de chaque détail.

Des lignes droites

On voit d'emblée que Peter Brunner a su appliquer ces consignes. L'ancienne bâtisse ornée d'un toit à pignon s'est transformée en un cube revêtu de lattes de bois étroites, qui semble n'avoir plus rien de commun avec la maison précédente. Mais il ne faut pas se fier aux apparences : les embrasures des fenêtres et les fenêtres elles-mêmes ont été conservées et en quelque sorte habillées de neuf avec une façade rideau ventilée. Les espaces extérieurs montrent à quel point les formes cubiques dominent l'ensemble : l'ancien étang situé autrefois devant la maison a été pour ainsi dire déplacé et transformé en une forme rectangulaire en harmonie avec le reste de la maison. Les seules à ne pas être rectilignes sont les libellules qui s'ébattent autour de l'étang.

Des murs épais

Par contre, l'assainissement énergétique du bâtiment qui a obtenu le label Minergie reste en grande partie invisible : grâce à l'isolation supplémentaire de la façade en bois et à la nouvelle isolation du plafond de la cave et du toit, l'enveloppe du bâtiment perd nettement moins de chaleur qu'avant. La production d'eau chaude provenant des panneaux solaires posés sur le toit et un système d'aération douce minimal sont aussi des nouveautés. La seule chose qui n'ait pas changé sur le plan énergétique est le chauffage par pompe à chaleur.

Aujourd'hui, le vestibule et le premier étage sont baignés de lumière.
Aujourd'hui, le vestibule et le premier étage sont baignés de lumière.

Premier étage lumineux

C'est l'ouverture du vestibule qui a surtout métamorphosé l'intérieur. Autrefois, dès qu'on entrait dans la maison, on était dans l'entrée, petite et confinée, qui menait au rez-de-chaussée ou à l'escalier du premier étage. Cette séparation a été supprimée de telle sorte que maintenant le vestibule donne directement dans la salle de séjour au rez-de-chaussée et l'étage du haut, ce qui laisse entrer davantage de lumière. Ce sentiment d'espace se poursuit à l'étage supérieur qui a été démoli et reconstruit dans un style léger et aéré. Le vaste corridor où il a été possible, du fait de ses dimensions, d'aménager un coin lecture spacieux  y contribue pour une grande part.

La nouvelle salle de bains du rez-de-chaussée est si confortable qu'on a plaisir à y séjourner.
La nouvelle salle de bains du rez-de-chaussée est si confortable qu'on a plaisir à y séjourner.

Des oasis nouvelles

Au rez-de-chaussée, on a procédé aussi à des rénovations. C'est ainsi que l'ancienne petite salle de bains a été considérablement agrandie : les maîtres d'ouvrage ont décidé de sacrifier la pièce attenante afin de rendre la salle de bains plus spacieuse.  C'est ainsi qu'une véritable oasis en miniature a vu le jour dont les dimensions ont même permis d'installer une baignoire indépendante. Les nuances chaudes de beige qui ont été choisies pour la salle de bains sont en complète harmonie avec les tons chauds qui dominent dans l'aménagement intérieur.

Le deuxième aménagement du rez-de-chaussée concerne la terrasse couverte qui a été transformée en un jardin d'hiver spacieux – du fait qu'elle donne directement sur l'étang, cette pièce est aussi devenue une mini-oasis.  On y a aussi posé les mêmes dalles en terre cuite rouge qui s'étendent du vestibule jusqu'à la cuisine afin de répondre, sur le plan des couleurs et des matériaux, aux exigences d'harmonie des maîtres d'ouvrage. 

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