Le logement en propriété à l'âge de la retraite

Une fois à la retraite, il est fort possible que la propriété que vous avez acquise à 30 ou 40 ans ne réponde plus à vos besoins, parce qu'elle est trop grande, coûteuse, peu pratique, mal située ou demande trop d'entretien. Quels sont les avantages respectifs susceptibles de vous inciter à garder ou à vendre un logement en propriété à un certain âge ?

Quels sont les arguments pour ou contre le logement en propriété à un certain âge ?
Quels sont les arguments pour ou contre le logement en propriété à un certain âge ?

(rh) Aujourd'hui, quand on achète une maison ou un appartement, c'est non seulement pour y vivre, mais aussi à titre de prévoyance vieillesse. En effet, le logement en propriété en tant que prévoyance vieillesse n'a jamais été aussi populaire. D'une part, parce que de plus en plus de candidats à la retraite s'interrogent sur la sécurité de leur premier et deuxième piliers et d'autre part, parce qu'un bien immobilier dont la situation et l'entretien sont irréprochables sont censés conserver au moins leur valeur. Par ailleurs, à la différence d'une maison ou d'un appartement en location, grâce à l'amortissement des hypothèques, il est possible d'abaisser les coûts du logement après le départ en retraite afin de les (ré)ajuster à la taille du budget familial.

Variante 1 : garder la maison ou l'appartement

Les revenus d'un retraité sont en général de 30 à 40 % plus bas qu'au cours de sa vie active. Malgré tout, la part des coûts du logement ne doit pas dépasser 33 % du revenu. C'est une règle à laquelle se réfèrent les banques, lorsque leurs débiteurs hypothécaires partent à la retraite. Au cas où le rapport entre le revenu et les coûts du logement n'est plus équilibré, la banque insistera en règle générale pour que la 2ème hypothèque soit amortie, autrement dit remboursée. Beaucoup de propriétaires immobiliers amortissent leurs hypothèques à l'approche de la retraite, parfois même de leur plein gré, pour pouvoir se sentir plus sûrs et plus indépendants sans dettes.

Si la viabilité financière est une question importante, il convient aussi de savoir ce qu'il adviendra du bien immobilier à la mort des parents. Il vaut mieux éclaircir ce point le plus tôt possible. En particulier lorsque plus d'un enfant est héritier légal. Il n'est pas rare que les enfants se disputent la maison ou l'appartement ou que l'enfant censé hériter du bien immobilier ne puisse pas verser aux autres cohéritiers la part qui leur revient. Lorsqu'une solution est trouvée, il est souvent utile de transcrire le bien immobilier et de s'assurer le droit d'habitation à vie. Toutefois, comme aucun cas ne peut être assimilé à un autre et que des facteurs, comme la situation financière ou les impôts ont aussi un rôle à jouer, cela vaut la peine de se faire conseiller.

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Variante 2 : vendre la maison ou l'appartement

La décision de vendre une maison ou un appartement est difficile à prendre pour des propriétaires. D'un côté parce qu'ils y ont vécu des dizaines d'années, d'un autre parce que leurs enfants y ont grandi ou encore parce qu'ils appréhendent les changements. C'est donc pour cela qu'ils se laissent guider par leurs émotions et renoncent à vendre. Bien qu'ils ne soient plus aussi mobiles qu'avant, qu'ils aient de plus en plus de mal à monter les escaliers de leur duplex ou encore que le jardinage s'apparente plus à un purgatoire qu'à une partie de plaisir. Et pourtant la vente peut avoir un effet libérateur. Surtout lorsque vous vous demandez ce que vous y gagnez plutôt que ce que vous y perdez. Vous découvrirez peut-être que vous aurez plus de temps, serez plus autonome et libre.

Sur le plan rationnel, beaucoup d'arguments plaident en faveur de la vente. Il se pourrait que vos centres d'intérêts se déplacent et que vous ayez besoin de moins d'espace. Avec l'argent que vous toucherez de la vente de votre bien immobilier, vous pourrez rembourser vos dettes hypothécaires et louer une maison ou un appartement de dimensions plus petites dans le voisinage, à la montagne ou à la mer. Et vous pourrez voyager. Ou vous permettre de vous adonner à un passe-temps dont vous rêviez déjà depuis longtemps.  Ou encore investir et vivre, du moins en partie, des bénéfices. Bref : vous pourrez savourer votre indépendance et votre liberté – après tout, vous avez travaillé toute votre vie pour vous le permettre.

Conclusion : la décision est aussi individuelle que vous

Personne ne peut se substituer à vous pour prendre la décision de vendre ou non. Cette décision dépend de vos attentes, besoins et moyens. Il n'y a pas de recette miracle. Faites-vous expliquer les avantages de telle ou telle solution et les conséquences que votre décision aura sur le plan financier. Mieux vaut consulter votre conseiller financier ou votre courtier en immobilier trop tôt que trop tard, idéalement entre 50 et 60 ans. Plus vous repousserez cette décision, plus il est probable que celle-ci sera prise sous la pression de facteurs externes, au lieu d'être l'aboutissement de vos souhaits et de vos rêves.

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