Protection des données

La protection de vos données nous tient à cœur. C’est la raison pour laquelle nous avons adapté notre directive sur la protection des données. Vous trouverez la dernière version ici. Si vous cliquez sur OK, vous acceptez la nouvelle politique de confidentialité.

Nous utilisons des cookies pour personnaliser des contenus, concevoir des annonces publicitaires sur mesure, proposer et mesurer des fonctions de réseaux sociaux et améliorer la sécurité de nos utilisateurs. En outre, nous informons nos réseaux sociaux, publicitaires et sociétés d’analyse partenaires de l’utilisation de notre site Internet. Lorsque vous cliquez sur OK, vous acceptez la saisie d’informations par des cookies sur le présent site Internet. Vous trouverez de plus amples informations sur nos cookies et sur la façon de garder le contrôle sur ceux-ci dans notre politique de confidentialité.

 

Engrais biologique : comment procéder !

Lorsque l'on prélève des nutriments du jardin, il est logique de les lui restituer sous une forme organique. C'est le seul moyen de préserver la prospérité et la longévité de la terre. Mais alors, qu'est-ce qui est le meilleur : compost, fumier ou copeaux de corne ?

Un apport en nutriments n’est profitable que lorsque l’on connaît les propriétés du sol.
Un apport en nutriments n’est profitable que lorsque l’on connaît les propriétés du sol.

En cultivant des légumes en assolement, un premier pas est accompli en vue de la régénération du sol. En l'occurrence, les légumes sont répartis en trois catégories : légumes à forte, moyenne et faible consommation de nutriments. Ces groupes occupent les plates-bandes selon un tournus et de ce fait, le sol est exploité de manière égale. L'assolement n'a cependant un sens que lorsque l'apport de fumier a été dosé. Si aucun fumier n'est apporté, l'assolement par familles avec un apport adapté de compost donne des résultats nettement meilleurs. Dans ce cas, il convient de veiller à ce que les sortes de légumes apparentées ne soient pas cultivées sur les mêmes plates-bandes avant un répit de quatre années au minimum. Il faut en outre savoir à quelle famille un légume a été attribué (aide-mémoire « Assolement varié » à commander sous forme de PDF chez urs.streuli@bl.ch). On peut dès lors faire un usage positif des influences de la culture précédente. Les pommes de terre, concombres ou courgettes profitent de légumineuses comme les petits pois, haricots ou lupins qui, avec leurs racines (rhizobiacées) produisent de l'azote et restent dans le sol à la disposition de nouvelles cultures.

Robuste grâce aux microbes

Outre les plantes, ce sont aussi leur emplacement et la structure de la terre qui influencent la gestion des matières nutritives du sol. L'aération par un ameublement constant et un léger binage ainsi qu'une humidité régulière favorisent l'activité des microbes. Cette activité est importante car elle assure la transformation des matières organiques (compost, fumier). La base vitale des microorganismes est la chaleur, raison pour laquelle il est important de recouvrir de paillis les cultures précoces. Les engrais biologiques améliorent la qualité de la terre. Les plantes qui poussent dans un sol sain résistent mieux aux maladies et aux parasites.

Analyse du sol

Un apport en nutriments n'est profitable que lorsque l'on connaît les propriétés du sol. L'acceptation et la capacité de rétention diffèrent selon les structures des sols. Les sols sablonneux, par exemple, sont plus secs et s'échauffent plus rapidement. Par contre, les nutriments risquent d'être plus rapidement délavés. Dans une telle terre, on ne peut cultiver que des aliments directement disponibles. Les sols lourds et glaiseux se réchauffent par contre lentement et leur minéralisation prend plus de temps. Ici, il y a lieu d'intégrer en surface des matières organiques afin de permettre une pénétration de l'air. Les sols légers et riches en humus se réchauffent rapidement et les nutriments apportés sont très vite minéralisés. Les sols marécageux contiennent une grande proportion d'azote. Dans ce cas, la minéralisation ne doit pas être poussée ce qui provoquerait un excédent de nutriments. Une analyse en laboratoire permet de déterminer la teneur en humus et en matières nutritives.

Mesures pour l'engraissement

La matière organique qui se transforme dans le sol favorise la part de microorganismes, à savoir la vie du sol. Cependant, combien peut-on admettre de compost ou de fumier ? Dans une terre de jardin normale (légère, riche en humus), une pelletée de compost bien maturé par m² suffit en général. De nombreux jardiniers amateurs apportent chaque année du fumier sur leurs plates-bandes. Urs Streuli du Landwirtschaftliches Zentrum Ebenrain met en garde : « Le fumier est un engrais complet qui, en plus des nutriments essentiels, contient aussi des oligo-éléments. En grandes quantités, ceux-ci deviennent des métaux lourds. » Il est inutile d'ajouter du fumier dans un jardin à balance d'azote négative. Dans un tel cas, la farine ou les copeaux de corne mélangés au compost constitue une bien meilleure solution. On évite ainsi au sol de se saturer de matières minérales et de métaux lourds nuisibles qui ne pourront plus être éliminés.

Si l'on ne dispose pas de son propre compost bien maturé, on peut, chaque fin d'automne, ajouter du fumier de cheval frais mélangé à de la paille dans une station de compostage. Afin d'éviter le développement de parasites, amasser le mélange en avril et le répandre jusqu'en juillet. Le « vieux » compost peut être conservé dans un tonneau pour l'hivernage. « Le fumier de cheval contient les nutriments les plus équilibrés », dixit Streuli. « On peut également utiliser du fumier de mouton et de chèvre contenant une grande proportion de paille. Ne mélanger le fumier de lapins et de poules qu'en petites quantités. » Streuli déconseille le fumier de porcs et de volailles de même que le fumier de vache pas fraîchement recueilli dans l'étable et pauvre en paille : « Le fumier de vache préalablement recueilli ne peut pas être composté. »

Revue « Schweizer Garten » (Ruth Schläppi) Imprimer l'article