Protection des données

La protection de vos données nous tient à cœur. C’est la raison pour laquelle nous avons adapté notre directive sur la protection des données. Vous trouverez la dernière version ici. Si vous cliquez sur OK, vous acceptez la nouvelle politique de confidentialité.

Nous utilisons des cookies pour personnaliser des contenus, concevoir des annonces publicitaires sur mesure, proposer et mesurer des fonctions de réseaux sociaux et améliorer la sécurité de nos utilisateurs. En outre, nous informons nos réseaux sociaux, publicitaires et sociétés d’analyse partenaires de l’utilisation de notre site Internet. Lorsque vous cliquez sur OK, vous acceptez la saisie d’informations par des cookies sur le présent site Internet. Vous trouverez de plus amples informations sur nos cookies et sur la façon de garder le contrôle sur ceux-ci dans notre politique de confidentialité.

 

Hivernage des plates-bandes de légumes

Il existe plusieurs possibilités pour hiverner des légumes au jardin. Deux maîtres horticulteurs ont accepté de partager leur expérience.

Il existe plusieurs possibilités pour hiverner des légumes au jardin.
Il existe plusieurs possibilités pour hiverner des légumes au jardin.

Cultiver des légumes d'hiver, semer de l'engrais vert, enchausser, ameublir ou bêcher ? Tout dépend du type de sol. Le but est de conserver ou d'améliorer la structure de la terre tout en veillant à perturber le moins possible les micro-organismes qui constituent les éléments nutritifs dont les plantes ont besoin. Si la terre est fertile, le mieux est d'utiliser les plates-bandes durant l'hiver. Les racines ameublissent le sol et évitent sa compression. Les éléments nutritifs risqueront moins d'être emportés par le ruissellement. Au printemps, il suffit d'épandre une fine couche de compost mûr et d'ameublir la surface de la terre à l'aide d'une griffe de jardin.

Récolter des légumes en hiver

Durant l'hiver, dans les plates-bandes de Martin Kündig, chef jardinier et horticulteur enseignant au centre de formation Wallierhof, à Riedholz (SO), on trouve des choux de Bruxelles, des poireaux, du pain de sucre, des choux-fleurs et de la doucette. Martin Kündig ne protège pas les légumes qui restent dehors. Ce ne sont pas les basses températures, mais les variations entre gel et dégel qui posent problème. Sous la neige, les feuilles des pains de sucre commencent à pourrir. « Les recouvrir d'un voile d'hivernage en non-tissé peut aider à les protéger, mais ce n'est pas nécessaire : les feuilles extérieures devront de toute manière être enlevées. » L'important, c'est de prévoir dès le début de la saison la culture des légumes d'hiver et de les semer et les planter à temps.

Des choux de Bruxelles en hiver
Des choux de Bruxelles en hiver

Les choux de Bruxelles doivent être semés en mai et plantés en juin. Fin août, lorsque les petits choux sur la partie inférieure ont atteint un diamètre d'un centimètre, il faut couper la tête de la plante pour que toutes les rosettes mûrissent. Selon les variétés, la récolte se fait de novembre à mars. Les choux de Bruxelles récoltés après le premier gel sont plus savoureux.

Les poireaux d'hiver sont semés en avril et plantés profondément dans la terre en juin ou juillet. Butter les tiges pour les protéger du froid. On peut récolter les poireaux d'octobre à avril lorsque la terre n'est pas gelée.

Les pains de sucre sont semés en juin et plantés de mi-juillet à mi-août. Ce légume supporte le froid jusqu'à -10 °C et peut être récolté d'octobre à février. Il est moins amer si on le récolte après une gelée. Le pain de sucre ne se conserve pas longtemps, c'est pourquoi il vaut mieux le laisser dans le champ jusqu'à la consommation.

La doucette est semée à la volée ou en rangée de mi-septembre à mi-octobre. Jusqu'en novembre, on peut la recouvrir d'un voile en non-tissé afin de profiter au mieux de la chaleur de l'automne. Plus tard, elle risque de commencer à pourrir si on la garde couverte. Récolter la doucette seulement quand les feuilles ne sont pas gelées. Sinon, elles se flétrissent rapidement ou pourrissent.

Le chou frisé, l'épinard, le pourpier et la salade à tondre sont aussi des cultures d'hiver idéales.

Légumes à hiverner pour le printemps

Semer les choux-fleurs au début du mois de juillet et les planter de début août à début septembre. La plante ne doit pas être trop petite quand vient l'hiver sinon, elle gèle. Butter les plantes en automne. Ainsi, l'eau s'écoulera mieux et le légume risquera moins de pourrir. Le chou-fleur supporte une courte période de gel, jusqu'à -10 °C. Si le froid dure plus longtemps, il est recommandé de le protéger avec un voile en non-tissé ou une épaisse couche de feuilles mortes (env. 20 cm). La récolte se fait d'avril à mai. Les choux-fleurs qui ont hiverné sont plus tendres et résistent mieux aux insectes nuisibles.

Il existe aussi des variétés hivernales de salade pommée, de pois mange-tout, de chicorée, d'oignon, d'ail ou de côte de bette qui peuvent être récoltées au début du printemps.

Bêchage

Le travail à la bêche mélange les différentes couches de la terre. Cela signifie que la couche minérale non fertile vient à la surface et recouvre l'humus fertile. La vie des êtres vivant dans la terre est alors perturbée. Après le bêchage, les mottes ont une plus grande surface que lorsque la plate-bande n’est pas travaillée. L'eau de pluie emporte par conséquent plus d'éléments nutritifs. « Le bêchage présente de nombreux inconvénients. Je ne le conseille que pour les sols de glaise. Cette terre saturée d'eau n'est pas idéale pour la culture de légumes d'hiver », note Martin Kündig. En bêchant ce sol lourd, on améliore sa structure. D'une part, cela permet d'ameublir la terre en fragmentant les grosses mottes prises dans le sol glacé ; d'autre part, en introduisant du fumier ou du compost frais dans le sable, on stimule l'activité des micro-organismes. Jusqu'au printemps, ces engrais sont décomposés, l'azote nécessaire n'est ainsi pas enlevé aux plantes. Un autre avantage du bêchage est que les œufs d'escargots et d'autres nuisibles viennent à la surface où ils gèlent ou sont mangés par les oiseaux.

Avant le bêchage, Martin Kündig répartit trois pelles de compost ou trois fourches de fumier par mètre carré, pour autant qu'il n'y ait pas de restes de culture dans la plate-bande. Ensuite, il plante la bêche morceau après morceau et retourne la terre. Au printemps, il ameublit la surface avec la griffe de jardin.

Engrais vert

En automne, la faune du sol détruit les restes de plantes encore présents dans la terre chaude. Durant l'hiver, si aucune plante ne les récupère, la pluie emporte les éléments nutritifs qui résultent de cette activité. L'engrais vert permet ainsi de réduire la perte en éléments nutritifs. Urs Streuli, jardinier, enseignant et conseiller à l'école d'agriculture Ebenrain de Sissach (BL), emploie un mélange de vesce et d'avoine d'été ainsi que de la phacélie. Ces plantes ne résistent pas au froid et gèlent, ce qui facilite le travail des plates-bandes une fois le printemps venu. Urs Streuli les sème après la récolte, vers la fin du mois d'août et jusqu’à mi-octobre. L'engrais vert qui a été semé tôt doit être fauché à la faux ou au taille-herbe avant le premier gel ou l'arrivée de la neige. « Lorsque l'herbe est haute, elle attire les souris et les escargots », explique Urs Streuli. Les déchets végétaux ainsi que les produits sont utilisés comme paillis sur les surfaces vides. Protégé par cette couverture, le sol ne se transforme pas en boue lorsqu'il pleut. Les restes de la récolte, de la paille, de l'herbe ou du gazon peuvent également servir de paillis. Le gazon ne doit pas être étendu en couche trop épaisse, sinon il colle et ne laisse pas passer suffisamment d'air. Les feuilles sèches ont le désavantage d'être emportées au premier coup de vent. De plus, elles n'ont pas le temps de se décomposer jusqu'au printemps.

Ameublir le sol profondément

En automne, soit les plates-bandes contiennent encore des légumes, soit elles sont recouvertes d'engrais vert ou de paillis. C'est pourquoi Urs Streuli n'ameublit le sol qu'à partir du mois de janvier. A ce moment, la récolte est terminée, l'engrais vert a gelé ou la matière des paillis est en grande partie décomposée. Pour retourner la terre profondément, Urs Streuli enfonce sa fourche complètement dans le sol, soulève légèrement la terre, puis repousse la fourche loin de lui. Ainsi, la terre est aérée sans que les couches soient mélangées. Les petits animaux du sol ne sont alors pas dérangés. Ce n'est qu'au printemps, peu de temps avant l'ensemencement ou la plantation et selon les besoins des végétaux, que le jardinier épand une à deux fourches de compost par mètre carré et le mélange à la terre.

Informations additionnelles

ImagePoint (John E. Cubly) et istockphoto Imprimer l'article