Protection des données

La protection de vos données nous tient à cœur. C’est la raison pour laquelle nous avons adapté notre directive sur la protection des données. Vous trouverez la dernière version ici. Si vous cliquez sur OK, vous acceptez la nouvelle politique de confidentialité.

Nous utilisons des cookies pour personnaliser des contenus, concevoir des annonces publicitaires sur mesure, proposer et mesurer des fonctions de réseaux sociaux et améliorer la sécurité de nos utilisateurs. En outre, nous informons nos réseaux sociaux, publicitaires et sociétés d’analyse partenaires de l’utilisation de notre site Internet. Lorsque vous cliquez sur OK, vous acceptez la saisie d’informations par des cookies sur le présent site Internet. Vous trouverez de plus amples informations sur nos cookies et sur la façon de garder le contrôle sur ceux-ci dans notre politique de confidentialité.

 

Parasites dans le jardin

Les mouches blanches, les piérides du chou, les doryphores, les pucerons des fèves mettent le jardin potager en état d'alerte. Que peut-on faire contre ces parasites ?

Phalène brumeuse
Phalène brumeuse

Mieux vaut prévenir que guérir. Il convient de choisir des variétés robustes dès l'achat des semences. Soigner les cultures de manière optimale, des plantes saturées d'engrais ou sous-alimentées s'avèrent plus vulnérables. Favoriser les plantes protectrices; les ombellifères, par exemple, attirent les syrphidés dont les larves ingurgitent une grande quantité de pucerons. Mais la météo joue aussi un rôle important sur l'invasion de parasites et nous ne pouvons rien y changer.

Lorsqu'on touche un chou dans le jardin, on a l'impression qu'un nuage de poussière blanche se soulève.
Lorsqu'on touche un chou dans le jardin, on a l'impression qu'un nuage de poussière blanche se soulève.

Mouches blanches

Elles apparaissent massivement lorsque le temps est sec à la fin de l'été et à l'automne. Lorsqu'on touche un chou dans le jardin, on a l'impression qu'un nuage de poussière blanche se soulève. Les mouches blanches d'à peine 2 mm attaquent aussi en serre les tomates, les concombres et diverses plantes d'agrément. On les trouve, ainsi que les larves jaunes verdâtres, sur l'envers des feuilles. Les dégâts sont causés par l'absorption de la sève des feuilles et la sécrétion de miellat sur lequel se développe un champignon poudreux qui réduit la capacité d'assimilation des feuilles.

  • Prévention : Pour repousser les mouches blanches, de bonnes expériences ont été réalisées avec une baie toxique (nicandra) : lorsqu'elle est dans la serre, les graines se disséminent d'elles-mêmes et il faut même désherber au printemps). Cette mauvaise herbe supporte bien la coupe. En été, la nicandra peut aussi être plantée à l'extérieur sur la rangée de choux.
  • Traitement : Dans les serres, accrocher des panneaux de couleur jaune enduits de glu. En cas d'attaque importante, utiliser le produit « Natural » ou un produit à base de pyrèthre (de préférence le matin). Le pyrèthre n'épargne pas les plantes protectrices, à n'utiliser que de manière ciblée. Celui qui utilise ces préparations doit absolument veiller à ce que le dessous de la feuille soit aussi atteint, en épandant le produit.

Les piérides du chou peuvent atteindre 4,5 cm de long. Pour casser la dynamique du groupe, il est recommandé de les ramasser.
Les piérides du chou peuvent atteindre 4,5 cm de long. Pour casser la dynamique du groupe, il est recommandé de les ramasser.

Piérides du chou

La grande piéride du chou est un papillon relativement courant d'un blanc glauque et mesure 5 à 6 cm avec ses ailes déployées. Ses ailes avant présentent des pointes noires. La première génération apparaît au printemps sur les crucifères en fleurs. La seconde génération vole jusqu'en octobre lorsque les choux sont prêts à être récoltés.

Les chenilles, qui peuvent atteindre 4,5 cm de long, mangent les feuilles et ne laissent souvent que la nervure médiane. Les plantes salies par des excréments sont peu appétissantes. Jusqu'à leur transformation en chrysalide, elles se nourrissent pendant quatre semaines de leurs plantes nourricières.

  • Prévention : Leurs ennemis naturels sont les guêpes prédatrices qui pondent leurs œufs dans les chenilles. Les oiseaux aussi s'en délectent. Pratiquer la culture mixte avec le céleri et la tomate. Disposer des feuilles de tomate sur le chou ou pulvériser de l'extrait de jeunes pousses pour couvrir l'odeur. Pulvériser des algues calcaires. Protéger les cultures par des filets. Le purin d'ortie attire la piéride du chou. Mais il a pour effet de fortifier les plantes et active la vie dans le sol.
  • Traitement : Toujours contrôler les plants de chou. Ramasser les œufs, larves et jeunes chenilles. Traiter au « Delfin » (Andermatt Biogarten). La souche Bacillus thuringiensis présente dans ce produit n'est efficace que contre les chenilles. En quelques heures, elles arrêtent de dévorer et meurent. En cas d'attaque importante, on peut également utiliser un moyen à base de roténone-pyrèthre (le soir).

Les doryphores hivernent dans le sol entre 25 et 50 cm de profondeur, à partir de mai, ils commencent à dévorer les jeunes feuilles et les femelles déposent leurs oeufs par paquets sur l'envers des feuilles, en juin.
Les doryphores hivernent dans le sol entre 25 et 50 cm de profondeur, à partir de mai, ils commencent à dévorer les jeunes feuilles et les femelles déposent leurs oeufs par paquets sur l'envers des feuilles, en juin.

Doryphores

Comme la pomme de terre, le doryphore est également originaire d'Amérique. En Europe, ce nuisible est aperçu pour la première fois en 1877 dans les installations portuaires de Liverpool, d'où il se propagera alors sur l'ensemble du continent. Les doryphores hivernent dans le sol entre 25 et 50 cm de profondeur, à partir de mai, ils commencent à dévorer les jeunes feuilles et les femelles déposent leurs œufs par paquets sur l'envers des feuilles, en juin. Elles peuvent pondre jusqu'à 400 œufs. Ces œufs donnent des larves qui subissent trois mues. Etant donné que les doryphores et les larves se nourrissent des fanes de pomme de terre, on peut perdre des récoltes entières en cas de forte invasion. Au cours d'une même année, on peut même avoir une seconde génération.

  • Prévention : Éviter les engrais minéraux solubles. Enrichir les cultures de pomme de terre avec du fumier en décomposition ou du compost. Ajouter de la poudre de roche ou d'algue en fonction du sol. Pulvériser les jeunes feuilles avec de la poudre de roche pour augmenter la teneur en silice des fanes.
  • Traitement : Contrôler régulièrement les plantes et enlever les premiers doryphores et les premières larves. Pulvériser de la poudre d'algue ou de roche à plusieurs reprises sur les larves. Pour de grandes surfaces et en cas d'invasion importante, pulvériser ou répandre un produit à base de roténone-pyrèthre. Renouveler le traitement après deux jours. Andermatt Biogarten AG recommande le

    « Novodor 3FC » pour lutter contre les larves des doryphores. Ce produit contient une souche Bacillus thuringiensis spécifique et les larves du doryphore arrêtent immédiatement de dévorer les feuilles. Le traitement doit être renouvelé 2 semaines plus tard. Le doryphore peut aussi apparaître sur d'autres solanacées telles que les aubergines.

Les pucerons percent les cellules de la plante et les aspirent.
Les pucerons percent les cellules de la plante et les aspirent.

Pucerons de la fève

Les pucerons percent les cellules de la plante et les aspirent. Lorsque des pucerons noirs apparaissent sur de jeunes fèves, les jeunes pousses se recroquevillent et le développement des fruits est entravé.

  • Prévention : Les semences précoces ne sont pratiquement jamais attaquées. Arroser en cas de sécheresse.
  • Traitement : Décimer les premières colonies et vérifier que des plantes protectrices ne soient pas déjà à l'œuvre. En cas d'invasion peu importante, on peut aussi pulvériser une infusion de rhubarbe. En cas de forte invasion, pulvériser le produit « Natural ». Il contient comme principe actif 51 % de sels de potassium d'acides gras naturels. Ce savon spécial détruit la couche cireuse sur la peau des insectes et des acariens. Les insectes à peau molle perdent ainsi leur couche protectrice si importante. À la différence des produits à base de pyrèthre, « Natural » épargne les insectes protecteurs tels que les abeilles, les coccinelles et les chrysopes, mais pas les acariens prédateurs.

Informations additionnelles

Revue « Schweizer Garten » Imprimer l'article