Travaux de jardinage en septembre

Potager

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Récolter confortablement les haricots

La cueillette des haricots nains, que l'on nomme « Höckerli » en suisse allemand (terme qui fait référence à la position accroupie), peut être douloureuse pour les genoux et éprouvante pour les reins. On détache délicatement les gousses une à une en veillant à ne pas arracher les plants, car ils ne sont pas fortement enracinés. Pour ceux qui aujourd'hui désirent échapper à cet éprouvant corvée, pourquoi donc ne pas envisager de choisir une autre espèce de haricots pour l'année à venir ? On peut citer les variétés « Satelit » ou « Alexandra » (photo), qui donnent de tendres et délicieux haricots et qui viennent à maturité pratiquement au même moment ? Leur flexibilité permet de rapprocher les plants afin de récolter confortablement les gousses en position assise. Comme les gousses ne développent pratiquement pas de fils, la plate-bande peut être dégagée de ses haricots en 10 jours environ. Conseil : durant la germination et jusqu'au stade de 4 feuilles, ces variétés sont sensibles au froid. Fin juin/début juillet est donc idéal pour le semis.

Achat : téléphone 032 686 68 68 et www.samen.ch

Verger

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Le fruit du mois : coqueret du Pérou (Physalis peruviana)

Très chers à l'achat, ses fruits, qui évoquent des lampions, sont faciles à cultiver.

Petite leçon de botanique : le coqueret du Pérou, appelé aussi physalis, est une solanacée qui nous vient d'Amérique du Sud. Sur son sol d'origine, le coqueret est une plante vivace alors que chez nous, elle est cultivée chaque année en général en raison de sa sensibilité au gel. Comme le physalis est cultivé surtout en Afrique du Sud, d'où il est exporté, on l'appelle aussi « groseille du Cap ». Les sépales de leurs fleurs constituent une particularité botanique. Lors de la fructification, elles englobent les baies orangées et forment une enveloppe membraneuse qui évoque un lampion. Attention : le coqueret du Pérou se confond facilement avec le coqueret alkékenge (Physalis alkekengi), qui est toxique et convient mieux pour un parterre décoratif.

Culture : tout comme les tomates, les coquerets du Pérou sont semés et cultivés en pépinière à partir de la mi-mars sur un rebord de fenêtre. Après les Saints de glace, on repique les plantules dans une plate-bande, à un emplacement protégé et chaud. Les plantes montent jusqu'à une hauteur de 1 m et ont besoin de beaucoup de substances nutritives de même que d'un tuteur, tout comme les tomates qui croissent en hauteur. Conseil : si le coqueret du Pérou est cultivé en pot et qu'on le rentre à temps avant les premières gelées, la durée de récolte peut être allongée de quelques semaines. Les plants peuvent être déracinés en automne, mis en pot et taillés pour être mis à l'abri. Tout comme le fuchsia et la trompette des anges, ils peuvent passer l'hiver à 5 - 10°C et, s'il le faut, seulement comme boutures à racines. 

Récolte et utilisation : les fruits du physalis annuel sont mûrs à partir de septembre alors que pour la culture en pots pluriannuelle, ils se récoltent dès la fin juillet. Les fruits ont un goût sucré et acidulé qui rappelle les groseilles à maquereau. Ils sont prêts à être récoltés dès que les enveloppes et les fruits à l'intérieur virent au jaune à orange et qu'ils se laissent cueillir facilement. Ils forment une jolie ornementation gourmande pour toutes sortes de mets et entrent bien dans la composition de salades, de compotes ou de desserts.

Jardin d'agrément

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Un cadeau du ciel

Les arbres et les arbustes en fleurs étant plutôt rares en cette époque de l'année, il est bien difficile de ne pas tomber sous le charme de l'arbre aux sept fleurs (Heptacodium miconioides). De la famille des caprifoliacées, cet arbuste aux feuilles caduques qui nous vient de Chine atteint 3 à 5 m de hauteur, exceptionnellement 7 m. Mis à part ses fleurs blanches parfumées, ses fruits rouges qui rappellent des fruits à écale, son écorce qui se desquame en lanières et sa coloration pourpre en automne ont tout pour ravir les yeux. L'arbuste aime la chaleur et se sent à l'aise dans un sol perméable, frais et moyennement riche en nutriments, dans un emplacement ensoleillé ou semi-ombragé. Comme les pousses sont d'un port érigé, on peut envisager des vivaces comme plantation en surface. Un rabattage ne s'impose pas mais s'il est envisagé, mieux vaut attendre le printemps, car autrement, on se prive du spectacle des jolies fleurs. Conseil : les fleurs sont une excellente nourriture pour les abeilles et les bourdons.

Balcon

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L'érable d'appartement est toujours assoiffé

Même si l'érable d'appartement (Abutilon) se pare de fleurs luxuriantes qui rappellent les tropiques, elles n'ont la sensibilité typique des fleurs qui poussent effectivement sous ces latitudes. Chez nous, l'érable d'appartement supporte des températures qui flirtent avec le 0°C. L'important est toutefois de l'installer dans un endroit protégé. Dans la mesure où le sol demeure toujours humide, les calices de couleur vive se forment sans discontinuer jusqu'à l'automne. La sécheresse par contre arrête la floraison, et les feuilles virent au jaune. Pour ne pas passer le plus clair de son temps à arroser cette plante en été, on lui choisira un emplacement semi-ombragé. Lorsqu'elle est exposée en plein soleil durant les jours de canicule, mieux vaut prévoir deux arrosages par jour. L'érable d'appartement est une plante à forte croissance. Pour lui conserver son joli port, il convient de le tailler toutes les trois ou quatre semaines de mai à la mi-août. À partir de septembre, on le laissera pousser sans plus y mettre d'engrais. Pour un rabattage conséquent ou une taille lui conférant un bel aspect, mieux vaut le laisser hiberner jusqu'en mars ou avril.

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